Étienne, ancien étudiant de la filière Génie mécanique et productique a souhaité partager avec vous son expérience. Après son DUT, il a poursuivi en école d'ingénieurs à Grenoble INP où il vient d'obtenir son diplôme.
"Mon parcours est sûrement un peu plus atypique que la moyenne car j’ai réalisé une reprise d’étude il y a maintenant 8 ans."


Une petite présentation de toi et de ton parcours.

Mon parcours est sûrement un peu plus atypique que la moyenne car j’ai réalisé une reprise d’étude il y a maintenant 8 ans. Après être arrivé dans la restauration un peu par défaut, je souhaitais me réorienter vers le dessin industriel. Afin d’obtenir un BTS CPI, ce qui représentait mon objectif principal à cette époque, je devais passer par les cases CAP et bac pro car je n’avais alors aucun diplôme. J’ai donc réalisé un CAP CSI et un BAC PRO EDPI en alternance. Soit j’intégrais un BTS CPI au CFAI de Moirans, soit j’intégrais un DUT GMP grâce à l’ÉNEPS. C’est à ce moment-là que le choix de l’ÉNEPS s’est imposé. 

A quel moment t’es-tu rendu compte que tu voulais continuer tes études après ton bac pro ? 
Compte tenu de mon premier objectif (qui était le BTS CPI), j’ai toujours eu en tête de continuer après mon BAC PRO. Mes bons résultats n’ont fait que me confirmer dans ma démarche.

Pourquoi avoir choisi l’ÉNEPS ?
Lorsque j’ai eu le choix entre un BTS et un DUT, je n’ai pas beaucoup hésité car le DUT est privilégié par les entreprises. Mais compte tenu de mon profil atypique, l’ÉNEPS représentait la passerelle parfaite pour réaliser cette jonction BAC PRO-DUT (qui peut s’avérer difficile), en minimisant les risques d’échecs. Je n’ai donc pas hésité une seule seconde à choisir l’ÉNEPS.

Comment ont été les premiers pas en DUT ?
Plutôt faciles pour être honnête. Notre classe uniquement composée d’anciens BAC PRO vivait très bien. Cette cohésion nous a permis à tous d’avancer vers notre objectif commun, l’obtention du diplôme et les plus en avance aidaient les plus en difficulté.

Si c’était à refaire, est-ce que tu ferais le même choix ?
Oui, sans aucune hésitation !

Quels sont les éléments que tu as le plus appréciés à l’ÉNEPS ?
Tout avait été pensé pour nous mettre dans les meilleures conditions. De l’organisation des cours jusqu‘au choix des projets sur lesquels nous avons travaillé, on sentait vraiment que tout était fait pour nous faire monter en compétences et cela était très valorisant.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi et tes camarades ?
Ce qui a été le plus difficile pour nous, anciens bac pro, c’est bien évidemment les matières scientifiques. Nous n’avions, par exemple, pas du tout le même niveau en mathématiques qu’un élève qui sortait d’un bac S. Mais M. Paulet (ndlr : directeur des études de la filière GMP) l’avait bien compris et avait mis en place des heures de soutien pour travailler sur ces matières plus théoriques qui posaient des problèmes à la majorité des ÉNEPS.

Que penses-tu de votre niveau en arrivant en deuxième année ? Y a-t-il un écart important entre les élèves qui ont suivi la formation ÉNEPS et ceux qui ont suivi le parcours DUT classique ?
Objectivement, cela va bien évidemment dépendre du cas par cas, car comparer un ÉNEPS avec un top 10 du parcours DUT classique mettrait en évidence un écart important dans 80% des cas. Mais si on devait comparer un ÉNEPS et un élève dit « dans la moyenne » du parcours classique, il n’y a pas de différence pour moi.

Avais-tu un projet professionnel précis en arrivant à l’ÉNEPS ?
J’avais pour projet de valider mon DUT et de réaliser une licence professionnelle afin d’avoir le niveau bac+3 qui est plus reconnu pour travailler à l’étranger.

Si oui, a-t-il changé au cours de ta formation ?
Oui car compte tenu de mes bons résultats, l’idée de faire une école d’ingénieurs a mûri petit à petit jusqu’à ce que ça devienne une évidence pour moi.

Est-ce qu’il a été difficile pour toi de trouver une entreprise en alternance ?
Pas du tout. J’ai trouvé très rapidement mon alternance et j’ai eu la chance de pouvoir choisir entre plusieurs propositions.

Pendant tes recherches d’entreprise, est-ce que tu t’es senti défavorisé parce que tu sortais d’un bac pro ?
Pas du tout. Et je dirais même le contraire car les recruteurs étaient, pour la grande majorité, sensibles à mon cursus.

Pourquoi avoir choisi de continuer tes études après ton DUT ?
Principalement car j’avais encore envie d’apprendre. Ayant repris mes études, ma motivation était certainement plus forte que la moyenne et j’avais envie de repousser encore une fois mes limites en sortant de ma zone de confort. C’est donc pour cela que j’ai décidé de réaliser une école d’ingénieurs.

Comment s’est passée ton intégration dans cette formation ?
Très bien et j’ai été diplômé récemment, donc je ne regrette pas mon choix.

Comment t’imagines-tu dans 5, 10 ans ?
C’est certainement la question la plus difficile à laquelle je dois répondre car j’hésite encore beaucoup sur mon avenir à très court terme. Mais aujourd’hui, mon souhait serait de devenir un expert technique dans un domaine aussi inspirant et novateur que peuvent l’être les énergies renouvelables.



Mis à jour le  24 octobre 2018