Paul, ancien étudiant de la filière Génie mécanique et productique a souhaité partager avec vous son expérience. Après l'obtention de son DUT, il a poursuivi en licence professionnelle, puis en école d'ingénieurs.
"Pouvoir rentrer en DUT avec l’ÉNEPS est une véritable opportunité qu’il ne faut pas laisser passer selon moi."

À quel moment t’es-tu rendu compte que tu voulais continuer tes études après ton bac pro ?

Je crois que je n’ai jamais eu l’envie de m’arrêter juste après mon bac pro.
J’étais bien conscient que malgré toutes les connaissances techniques que l’on apprend pendant le bac, un bac pro seul me permettrait très difficilement de trouver un travail qui me plaise ou qui me permettrait une évolution dans mes futures fonctions.
Il n’en reste pas moins que je suis fier d’avoir fait un bac pro aujourd’hui, c’est un véritable atout technique aussi bien lors de recrutement que dans le travail. Cela m’offre une véritable légitimité, quand je parle technique, mon interlocuteur comprend tout de suite que je sais de quoi je parle.

Pourquoi avoir choisi l’ÉNEPS ?

En vérité, ce n’est pas moi qui ai choisi l’ÉNEPS, mais plutôt l’ÉNEPS qui m’a choisi.
Au départ, j’étais plutôt parti sur un BTS et j’hésitais avec un DUT mais j’avais peur d’un niveau théorique trop élevé. L’un de mes profs de bac pro m’a dit de faire un dossier pour le DUT, c’est ce que j’ai fait. Plus tard, j’ai reçu un coup de téléphone du prof responsable de l’ÉNEPS en GMP, et il m’a proposé un rendez-vous pour m’expliquer le déroulement de ce diplôme que je connaissais mal et me rassurer sur mes inquiétudes. À la sortie de ce rendez-vous, j’étais décidé.

Comment ont été les premiers pas en DUT ?

Difficiles ! Le niveau théorique à la sortie de bac pro est très faible, et je crois que dans notre promo on se souviendra tous des premières heures de cours qu’on a eu en DUT.
Il faut préciser que nous étions la première promo d’ÉNEPS en GMP et que la plupart des profs n’avaient jamais fait de cours à des bacs pros et ne se rendaient pas compte de notre niveau.

Si c’était à refaire, est-ce que tu ferais le même choix ?

Oui sans hésitation, pouvoir rentrer en DUT avec l’ÉNEPS est une véritable opportunité qu’il ne faut pas laisser passer selon moi.

Quels sont les éléments que tu as le plus appréciés à l’ÉNEPS ?

L’accompagnement est très bien fait au sein de l’ÉNEPS et c’est un atout. Le fait de ne pas être en compétition avec le reste de la promotion, l’entraide, l’ambiance était très bonne, nous étions tous dans le même bateau, cela pouvait même parfois rendre l’ambiance assez studieuse.
Plus généralement, je pense que le DUT est une formation beaucoup plus responsabilisante qu’un BTS, le DUT est un cursus universitaire, on sort du lycée, on devient autonome, on a nos propres responsabilités. Tu ne vas pas en cours ? Pas de souci mais tu assumes. Ce sont tes études, ton avenir.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi et tes camarades ?

Le niveau à atteindre n’est pas insurmontable mais la marche est haute et je crois qu’on l’a tous ressentie. De loin, c’est la plus grosse difficulté dont je me souvienne. En contrepartie, il ne faut pas oublier qu’on a d’autres connaissances qui nous avantagent sur les parties professionnelles, pratiques.

Que penses-tu de votre niveau en arrivant en deuxième année ? Y a-t-il un écart important entre les élèves qui ont suivi la formation ÉNEPS et ceux qui ont suivi le parcours DUT classique ?

En arrivant en deuxième année, on garde quelques petites lacunes sur les matières plus scientifiques mais l’écart est faible.
Du cursus classique viennent des personnes de bac S mais aussi beaucoup de STI2D (parcours plus technique) qui n’ont pas eu d’aide particulière pour arriver là, les niveaux sont comparables.

Avais-tu un projet professionnel précis en arrivant à l’ÉNEPS ?

Non pas particulièrement, en arrivant à l’ÉNEPS, je me suis dit « je tente le DUT et après on verra » car avoir mon DUT était déjà un bel objectif. C’est au cours de la deuxième année que j’ai commencé à réfléchir aux poursuites d’études possibles.

Pendant tes recherches d’entreprise pour ton alternance, est-ce que tu t’es senti défavorisé parce que tu sortais d’un bac pro ?

Pas du tout, tout d’abord les expériences professionnelles qu’on a avec un bac pro aident beaucoup pour trouver un stage ou une alternance. Pour moi, le bac pro est un atout et je le mets en avant lors des recrutements.

Pourquoi avoir choisi de continuer tes études après ton DUT ?

A la suite de mon DUT je n’en avais pas marre d’apprendre, au contraire cela me stimulait. J’ai donc continué en licence pro car je n’étais pas sûr de vouloir m’engager pour trois ans de plus.
Pendant ma licence, j’ai été plutôt déçu par le niveau et par un programme très léger, je me suis dit, c’est dommage de s’arrêter là et j’ai tenté l’école d’ingénieurs que je ne regrette pas.

Comment t’imagines-tu dans 5, 10 ans ?

Je n’en sais encore rien. Je n’ai pas pour ambition de prendre un poste à responsabilités pour le moment mais les choses peuvent aller très vite, ce qui est sûr c’est que pour le moment j’ai envie de rester dans l’industrie.

Mis à jour le  24 octobre 2018